09.07.2009
Envoi d'un message - Ecole Moselly

Il était une fois une petite fille qui s’appelait Fanny et un petit garçon qui s’appelait Kader. Ils se promenaient derrière le tilleul argenté quand tout à coup, ils trouvèrent deux cartables abandonnés, derrière les maisons en bois, dans le jardin.
Il s’agissait d’un sac de garçon, bleu avec ordinateur téléphonique et sur le sac un hippopo vert qui dort. Dans ce sac, ils trouvèrent un lance-bille, un pistolet à eau, une trousse et un cahier de devoirs où étaient écrites toutes les langues du monde : maori, arabe, malgache, polonais, chinois, guinéen, indien, turc, anglais, italien, flamand, portugais, espagnol mais où il n’y avait aucun nom.
Alors ils regardèrent l’autre sac : c’était un sac rose machine à coudre avec un cœur, Barbie, hello kitti, avec des fils de toutes les couleurs du monde. Ils ouvrirent le cartable, il contenait un parasol, un maillot de bain, un dauphin, un seau et des coquillages.

Pour commencer, ils allèrent à l’école Moselly.
Dans la première classe, ils demandèrent à la maîtresse Véronique, celle qui a un dentier en verre :
« Non, mais allez demander à la classe à côté. »
Là ils rencontrèrent Richard, avec sa grande bouche de clown et lui posèrent la même question. Les élèves faisaient les fous car la maîtresse n’était pas là, ils n’entendirent même pas la question de Kader et Fanny.
Ils se dirigèrent vers la troisième classe, celle du maître Pascal, qui a quatre cheveux, des lunettes de soleil et une moustache noire et lui posèrent la même question.
« Non, ce n’est pas à nous, répondit le maître Pascal. »

Alors, Fanny et Kader rencontrèrent deux chats qui chassaient des souris. Ils s’appelaient Olive et Martin, les deux chats de la nuit :
« Excusez-nous, Olive et Martin pouvez-vous nous aider à chercher les propriétaires de ces deux cartables ? »

Alors, Olive et Martin les emmenèrent à toutes les portes de tous les étages de tout le tilleul argenté. A chaque fois, on leur faisait la même réponse dans toutes les langues du monde
« Non on ne sait pas à qui sont ces cartables. »

« Nous nous sommes trompés, dirent Olive et Martin, mais maintenant on va vous emmener vers quelqu’un qui pourra vous aider. »
Alors Olive et Martin leur présentèrent un pigeon.
Ce gentil pigeon gris nommé Karim, accepta de les aider. Il les emmena à la tour bleue, la Tour Panoramique, en leur disant que peut-être les propriétaires des sacs habitaient là-bas.
Ils allèrent au premier étage et toquèrent aux portes. « Bonjour, est-ce que ces sacs sont à vous ? » Mais ils n’étaient à personne.
Ils montèrent au deuxième étage, puis au troisième et ainsi de suite... Jusqu’au trentième étage. Au bout de 150 portes, les sacs n’étaient à personne !
Karim eut une idée : il décida d’emmener Fanny et Kader sur la plus haute tour de France pour faire un appel. Fanny monta sur le dos de Karim et Kader monta sur le dos de Mickey un ami de Karim. Ils les emmenèrent à Paris en haut de la Tour Eiffel et ils demandèrent : « eh ! oh, eh ! oh, à tous les gens, est-ce que ce sont à vous ces sacs ? » Et la réponse arriva comme un grand écho « NONNNNNNNNNNNN... »
Karim le pigeon les ramena près des maisons en bois, à l’orée de la forêt où ils rencontrèrent un écureuil blanc et orange avec une queue-téléphone identique à celle des chats. Cet écureuil polyglotte avec ses lunettes de soleil et son cartable va à l’école écureuil qui se trouve dans la forêt. Ensemble ils décidèrent de « toc-toquer » à chaque porte des maisons. Et là encore, les sacs ne sont à personne.

Ensuite, ils rencontrèrent la très verte grenouille Jerry toute fâchée et très en colère car elle en a marre de manger des mouches. Elle décida aussi de les aider et les emmena dans la forêt voir l’ours. Il s’appelle Guillaume, il est brun clair, sa tête est toute ronde comme un ballon et il joue au ballon.

Alors ils trouvèrent une voiture, montèrent à l’intérieur et Jerry, très en colère, se mit au volant et fonça à travers le quartier.

Elle les emmena dans le parking-tunnel au Cèdre Bleu. Une fois à l’intérieur, ils prirent l’ascenseur pour monter tout au sommet du Cèdre. La voiture roule à toute vitesse sur le toit et sauta dans le vide...
Heureusement, cette voiture était équipée d’un parachute et ils atterrirent devant la Belle Vie.

Tous les amis de Fanny et Kader les attendaient en clamant la belle chanson du quartier et à la fin, ils crièrent en chœur « Joyeux anniversaire Fanny !, Joyeux anniversaire Kader ! »
Kader prit le sac rose et l’offrit à Fanny. Fanny prit le sac bleu et l’offrit à Kader. Ils se firent un gros bisou.

Et ce soir, devant la Belle Vie, il y avait deux enfants qui se donnaient la main avec chacun, un joli sac dans le dos et ils étaient heureux car cela, c’est la belle vie...
Et l’histoire est finie...
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23.06.2009
Puzzle géant
Manifestation finale à la MJC du Haut du Lièvre le mercredi 24 juin 2009 de 14h30 à 16h30
Une délégation d'enfants ou de jeunes des structures participantes viendront déposer des piéces de puzzle, ornées, comprenant textes et images, témoins ou résumés de leur travail de l'année sur le thème de la ville.
Les pièces de puzzle pourront s'assembler, se réunir ou s'éloigner au gré des volontés réciproques, comme symbole des quartiers d'une ville. Les consignes de départ, noir et blanc avec une couleur dominante montrera les différentes possibilités sorties de l'imagination des enfants guidés par leurs éducateurs.
A demain pour l'effet de surprise!!!
Les 42 pièces réalisées trouveront leur place définitive début juillet, accrochées au mur extérieur le la MJC, face à la plage éphémère du plateau de Haye.
14:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.06.2009
ACM - Malzéville
Une histoire à Malzéville :
la traversée des trois couleurs
Il était une fois, deux enfants Théo et Océane qui se promenaient au plateau de Malzéville. Océane cueillait des fleurs, quant à Théo, son regard était attiré par le clignotement de l’antenne du plateau.
- Oh ! C’est tellement beau, dit-il. Océane, océane, cria-t-il, viens, on va voir l’antenne de plus près.
- D’accord, dit Océane.
Les deux enfants commencèrent à courir en direction de l’antenne.

Dès leur arrivée et après l’avoir contemplée, ils décidèrent de rentrer chez eux. Soudain, un renardeau sortit des buissons…
- Bonjour. Mais qui êtes-vous ? demanda le renardeau aux enfants.
Théo et Océane se sont alors approchés et ont fait connaissance avec l’animal. Après avoir sympathisé, ils décidèrent de faire le chemin de retour accompagnés du renardeau.
Pendant qu’ils se promenaient, un planeur volait dans le ciel.
- Wahou !!! dirent en chœur les enfants.
- Moi je sais, dit l’animal. Ce planeur vient de l’aérodrome du plateau de Malzéville. Venez avec moi, je connais l’endroit, je vais vous servir de guide. Avec un peu de chance on pourra faire un tour en aéroplane.
- Oh ça c’est chouette !!! s’exclamèrent les enfants.
- Le pilote est un ami à moi, dit le renardeau.

Quelques instants plus tard…
Les trois compères étaient installés dans l’aéroplane avec une personne supplémentaire : Gaston, le pilote.
La vue était magnifique. Théo et Océane n’en revenaient pas, à la grande joie du renardeau.
Gaston avait malheureusement oublié de vérifier l’appareil ce jour-là et un problème technique sans gravité, les obligèrent à planer en direction de Pixérécourt au-dessus de champs de blé, couleur or.
Le planeur survola également les Balcons de Velchée. Océane pencha sa tête pour mieux voir un endroit qu’elle reconnut rapidement. Elle vit les enfants de l’animation Leclerc qui s’y promenaient.
- Oh regarde Théo, nos copains sont devant le plan des Balcons.
- Oui, je les vois. Ce plan, c’est celui qu’une animatrice nous avait montré. Je me rappelle qu’on y voit les immeubles, les jardins et la fontaine, et il y a aussi un sens unique qui en fait le tour.

Les enfants des Balcons de Velchée regardaient avec attention les bâtiments qui étaient arrondis. Certains comptaient le nombre d’étages et annonçaient à leurs copains les chiffres : tous étaient d’accord pour dire que cela variait de quatre à sept étages.

Ils furent frappés par le nom des immeubles : Etna, Santorin, Stromboli, Vésuve, Sainte Hélène… que des noms de volcans connus.


- Les balcons ont été construits sur une ancienne carrière, expliqua Gaston.

- Et là ! dit Océane, en tendant son index vers un chemin, c’est le chemin que les enfants empruntent tous les jours pour aller à la cantine et qui les conduit à la fontaine.

Le chemin que montrait Océane, est situé entre deux bâtiments bordés par des buissons. Elle s’achève sur une place. Au centre de cette même place se dresse une fontaine. Elle est fabriquée en briques rouges, comme les immeubles. Sa particularité : elle a une forme de volcan. Et si vous connaissez la phrase : tous les chemins mènent à Rome, sachez qu’ici tous les chemins mènent à la fontaine. Ils forment ainsi une étoile et il n’est pas rare d’y voir souvent les enfants jouer.
Sur un côté de la place, on peut voir un espace vert avec des buissons mais aussi de grands arbres, des chemins qui sillonnent l’herbe et quelques marches…
Tout en douceur, Gaston fit atterrir le planeur ; tous ses occupants en sont descendus pour retrouver le plancher des vaches.
Quand tout à coup Mr Seguin, fermier de renom sur Pixérécourt, fit son apparition en étant surpris de voir un aéroplane dans son champs. Comment êtes-vous arrivés ici et en plus avec un aéroplane ? Les enfants lui racontèrent alors toute leur histoire.
Le fermier proposa ses services pour que l’aéroplane soit mis en sécurité dans son hangar. Il leur montra ensuite le chemin qui les mènerait sur les bords de la Meurthe.
- Je vais faire mieux que ça, je vais vous accompagner…
Après un quart d’heure de marche à travers les champs, ils se trouvaient désormais au bord de la Meurthe.
Théo et Océane eurent alors un spectacle devant les yeux. Non, il ne s’agissait pas de clowns ou de musiciens, mais de quelque chose de bien plus simple, à portée de mains… De somptueux cygnes semblaient les attendre pour leur offrir une valse majestueuse sur l’eau.
- Oh, comme ils sont beaux ! s’exclamèrent les enfants.
Monsieur Seguin sortit de son sac, quelques croûtes de pain qu’il donna à Théo et Océane.
A défaut d’applaudir les cygnes, pour les remercier de ce spectacle, ils leurs donnèrent à manger.
Monsieur Seguin leur dit alors : vous savez, après cette promenade sur Malzéville, vous avez traversé les trois couleurs…
- Les trois couleurs ? s’interrogea Océane.
- Que voulez-vous dire par-là ? demanda Théo.
Seul Gaston, le pilote, affichait un sourire, qui traduisait que lui, savait ce dont le fermier voulait parler.
Monsieur Seguin expliqua alors : Quand vous êtes allés au plateau de Malzéville, vous étiez dans la couleur verte, couleur de l’herbe ; dans les champs, vous étiez dans la couleur orange, celle de la terre, et près de la Meurthe, vous étiez dans le bleu, couleur qui symbolise l’eau. Comme je vous le dis, vous avez bel et bien traversé les trois couleurs de Malzéville.
- Et ces trois couleurs, vous pouvez les voir sur le logo de la Ville de Malzéville, ajouta Gaston.
…
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28.05.2009
METTRE TITRE
oiuuhhbvvcfd
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METTRE TITRE
oiuuhhbvvcfd
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tous pareils tous differents
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07.05.2009
georges de la tour
Mourad est venu deux fois au centre social pour travailler avec nous.
voici des extraits de paroles d'enfants recueillies lors de ses venues
a la question : ma rue est belle comme
ma rue est belle comme un doudou parce que dehors l'herbe est douce
ma rue est belle comme ma maman
me rue est belle comme une école, comme le centre social
question : mon quartier est
plus grand que l'zcole parce qu'on a le champ, la place, il est grand comme un géant
grand comme un aéroport, peut être qu'on rêve et qu'on s'envole
grand comme le ciel, comme un grand château
amusant comme un par d'attractions parce qu'on court partout en été, on fait du vélo, on peut descendre les côtes à vélo comme un toboggan
amusant comme un tourniquet
amusant comme un balançoire
triste comme mon chien, quand il fait un bétise les autres le tape
triste comme une fièvre - on nous tape dessus parce qu'on toutes seules dans la rue
triste comme une poubelle
triste comme le foyer parce que au foyer on en voit pas nos parents, sa famille
question : si c'était un plat
ce serait un poulet avec des frites, les maisons c'est le dessert, des glaces à la fraise, vanille, chocolat, framboise
ce serait des pâtes à la carbonara, le vert c'est lépice, les pâtes c'est le sable, les arbres des petits lardons
ce serait une salade de carottes
question : mon quartier est amusant
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06.05.2009
abécédaire laneuveville
NOTRE ABÉCÉDAIRE
On a fait un abécédaire de Laneuveville; ça a été un long travail: on a d'abord regardé plein d'abécédaires et puis on a réfléchi à ce qu'il y avait à Laneuveville; ensuite on a photographié , avec Nicolette, la photographe, tout ce qu'on décidait ; après on regardé les photos et on a dit les mots auxquels elles nous faisaient penser; et puis on a regardé par quoi ils commençaient et si on avait des mots pour chaque lettre de l'alphabet; on a aussi écrit (aux correspondants, à Monsieur Jacques , de la société d'Histoire , pour qu'ils nous envoient des photos). Après, on a écrit les mots sur l'ordinateur.
Les grands ont pris les photos des lettres de l'alphabet qu'ils voyaient dans la ville.
Et voilà notre abécédaire. On le trouve très beau et on est fier.
Et vous? Vous le trouvez comment?
Les moyens et les grands de la maternelle Montaigu


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28.04.2009
Abécédaire Laneuveville
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21.04.2009
ASAL David et Vanessa
Voici un des parcours réalisé par les enfants : " mon chemin préféré" .
Nous avons suivi le parcours écrit par Adeline qui va de chez elle à CORA. Nous vous invitons à suivre le parcours en visionnant le diapo-rama.
Quand je sors de chez moi je descends les escaliers, j’ouvre la porte et je vais rue des jonquilles.Après rue Ernest Bichat, je passe à côté du dos d’âne et à côté des arbres de mon école. Ensuite je marche sur le grillage de la cour puis de l’autre côté. Il y a un trottoir étroit, une rue avec pleins de maisons, je tourne à droite. Il y a un stop, je tourne à gauche et je vois un croisement, et je retourne à gauche. Il y a des magasins, ensuite on aperçoit un rond point, je tourne à gauche puis à droite et j'arrive à côté de la pompe à essence. Après je tourne à gauche et à droite, je me gare et je descends de la voiture. Ensuite je traverse le parking et je suis arrivée devant le Cora.
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16.04.2009
MJC des 3 maisons Nancy
MJC des Trois Maisons
Ce projet s'est réalisé dans le cadre de l'accueil de loisirs des vacances de Pâques avec la participations des enfants de 3 à 12 ans
Nous avons choisi pour un meilleur résultat de ce projet,
de former deux groupes, les Grands et les Petits. Voici le travail des Petits.
Le travail des Petits:
1er jour:
Nous avons fait un rallye photo avec les enfants agés de 3 à 6 ans.
Ils nous ont montré les maisons qui pour eux étaient "bizarres" (comparaison avec la leur et celles des autres)
Nous sommes donc parti en excursion, 1 heure, les enfants ont pris seuls les photos sous les yeux des animateurs.
2eme jour:
Nous avons eu les photos du rallye que la directrice nous a développé et nous avons demandé aux enfants de faire travailler leur imaginaire. C'est donc fiers et seuls qu'ils ont trouvé des idées géniales. Leur animatrice a écrit leurs ébauches de phrases.
3eme jour:
Leur animatrice a essayé pour convenir au mieux aux idées des enfants à accrocher ensemble leurs phrases.
Voici leur histoire:
<<En nous balladant dans les rues Vayringe et Fontenoy qui appartiennent au Faubourg des III maisons, nous avons découvert différentes maisons.
Voila, commençons par la MJC si celle-ci est carré c'est de la faute du destin, quelle idée celui-là!!
Aprés en marchant plus, nous avons rencontré une maison teinte en bleu et vous savez quoi, c'est sans doute les enfants qui l'ont colorié avec des craies et des crayons bleus ou alors c'est peut être le reflet du ciel qui s'est projeté sur cette maison.
Maintenant continuons, notre chemin nous a conduis à une maison remplie de branches d'arbre et il parait qu'ils ont planté les arbres sans le faire exprés!! C'est le lapin trop pressé qui les a fait tombé en longeant le mur pour ne pas se faire attraper par le magicien. Alors les arbres ont poussé et la grand mère qui a vu ça c'est amusée à les coller sur la maison. "C'est tout beau!", "magnifique!", "splendide!", disait-elle.
Ensuite, en continuant nous sommes tombés sur une grande maison, une moyenne et une vraiment petite. C'était les maisons de trois grands amis:
_le premier qui habitait dans la grande maison était un géant du nom de Champi.
_le deuxième qui habitait lui dans la maison de taille moyenne était un gorille du nom de Gribouille et il était très marrant.
_le dernier était une souris minuscule du nom de Goutelette et c'est pour ça qu'il vivait dans une petite maison.
En avançant encore un peu, nous sommes tombés sur deux maisons jumelles qui étaient pourtant trés différentes. A une d'elle il manquait un volet qui avait disparu à cause du vent qui avait soufflé fort une nuit d'orage. Quant à la deuxième il possédait un volet qui n'était pas droit, cette malformation était du à la guerre qui avait commencé cette même nuit d'orage.
Content d'avoir vu tant de maisons différentes, nous sommes rentrés voir nos parents pour leur raconté toute l'histoire du quartier et de leurs maisons surtout!>>
Merci aux petits du groupe des 3/6 ans de la MJC des III Maisons qui ont aimé s'investir et donner de trés bonnes idées pour ce projet.
Bravo à vous les petits!!
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MJC des 3 Maisons Nancy
MJC des Trois Maisons
Ce projet s'est réalisé dans le cadre de l'accueil de loisirs des vacances de Pâques avec la participations des enfants de 3 à 12 ans
Nous avons choisi pour un meilleur résultat de ce projet,
de former deux groupes, les grands et les petits. Voici le travail des Grands.
Le travail des Petits sera bientôt mis sur le blog dans une autre note.
Le travail des Grands
1er jour:
Avant tout, nous en tant que animateur (animatrice) de ce centre nous avons fait des recherches personnelles sur l'histoire de notre ville. Nous nous sommes inspirés des "Contes de la rue Broca".
Une fois ceci terminer nous avons emmené les enfants dehors observer celle ci sous forme de jeux!
Nous les avons divisé en 3 groupes et nous leurs avons présenter un plan détaillé de la ville, chaque groupe avait pour mission de retrouver une rue, (que nous leurs avons attribué à chacun), et de s'y rendre. Un fois arrivé à celle ci, les enfants, par un premier temps devaient comprendre la signification des noms de ces rues. Pour les guider, nous leur avons poser diverses questions (pourquoi la rue s'appelle ainsi? ; Est-ce le noms d'un personne, d'une chose, d'un objet) en laissant place à leur imagination. Une fois ceci fini nous avons fait la description de ces rues et de ses habitants.
2eme jour:
Mourad est intervenu sur ce projet en faisant construire une histoire aux enfants sous forme de rîmes avec leurs prénoms.
"Ce matin nous avons quitté la MJC des III maisons pour partir en balade où nous avons croisé des souris et des femmes très coquettes mais quand on les a bien regardé, on a vu qu'elles n'avaient pas de visage, elles avaient des crânes. L'une d'elles s'est approchée et nous avons vu ses grands orbites. Elle a ouvert sa bouche, d'où est sorti un chat. Le chat sauta de sa bouche et atrapa un oiseau. On avait trop peur, on est donc parti au 33 rue du rire.
Les habitants de la rue nous ont fait des blagues super chouettes, quand tout à coup apparu au milieu de la route une belle rose. Nous avons alors continué rue du rire pour rejoindre le clown bidouille qui du haut de sa tour se balance. Nous nous sommes tellement balancés que nous nous sommes envolés et nous avons atterri dans le parc du jolie coeur où des oiseaux chantés < ix-ix-ix >. Comme nous n'étions pas loin de la foire, nous sommes partis pour manger une énorme barbe à papa! Nous avons été interpelé par une jolie mélodie. On est retourné à la MJC car c'était l'heure du goûter et nous avons mangé de bonnes tartines."
Puis nous avons fait faire la même chose aux enfants mais cette fois si avec des noms de rues de la ville qui au final forma une poésie à leur façon.
--> Dans la rue Crosne le city stade est notre trône
--> Dans la rue de la citadelle les maisons sont en pâte à sel
--> Dans la rue du jolie coeur les amoureux s'offrent des fleurs
--> Dans la rue Henri Lepage les personnes lisent beaucoup de pages
--> Dans la rue de l'Atrie, il y a beaucoup de personnes qui font du tri
--> Dans la rue Mathias Schiff il y a toujours des manifs
--> Dans la rue Vayringe il y a plein de petit singe
--> Dans la ruelle des sablons ont y mange souvent des bonbons
--> Dans le sentier des vinaigriers une dame va se marier
--> Dans la rue Charles Dussaulx, tout le monde fait des sauts
--> Dans la rue Fontenoy il y a des fontaine dans lesquelles se baignent des oies
--> Dans la rue Jean de l'amour tous les gens court après le jour
--> Dans la rue Virginie mauvais sur le canal je vois flotter des déchets
-> Dans la rue Charles Keller il ne manque que la mer
-->Dans le sentier cadieres la cadette de la famille vend des bières
--> Dans l'impasse du canal ont fabrique avec les pétales des fleurs rouge des pédales
--> Dans la rue du Chamoine Jacob les messieurs ont des cranes chauves comme un oeuf que l'on gobe
--> Dans la rue Solignac il y a des knacks
3eme jours:
Pour finir ce projet nous nous sommes rassemblés pour créer une histoire sur le Faubourg des III maisons avec les éléments récoltés lors de notre sortie du premier jour. Toutes les idées ont alors pris formes pour créer l'histoire que je vais maintenant vous raconter:
Et voilà notre petite histoire
<<Tout commence à la MJC des III maisons où les enfants ont une vue imaginaire...
Proche de la MJC,qui se trouve à coté de la rue Vayringe, il y a un canal. Ce canal serait en fait une rivière de jeunesse où habiteraient des poissons lumineux qui se balladent en parlant.
Si l'on se dirige vers la rue Virginie Mauvais (c'est une dame qui prépare des parfums qui ne sentent vraiment pas bons), une odeur semblable à une salade qui ne se mange pas se dégage d'un grand château de 1 000 métres de hauteur qui serait fabriqué en fossils. Aux abords du châteu, une rumeur dit qu'il y aurait une forêt hantée, au coeur même du sentier de Courbessaux où cetains trésors tels que pierres magiques et monstres-fantômes y séjourneraient.
Parfois, certains paysans pauvres ou riches mais qui travaillent tous beaucoup, demandent l'autorisation de dormir chez le roi quand leurs chambres sont cassées à cause des coups de foudre et de tonnerre de la rue Dussaulx.
Si on passe près de la ruelle des Sablons, on entend des bruits d'aspiration qui nous supposons, proviennent, des sables mouvants.
La MJC dont nous parlions se trouve, elle, rue Fontenoy. C'est une maison carré sans toit. Là bas les animatrices sont des sirènes translucides et les animateurs sont des princes charmants. Nous y sommes en sécurité, car les sorcières et autres créatures malfaisantes sont repoussés par des grandes fleurs parlantes qui entourent la MJC et qui, par leur beauté leurs font peur. Elles sont habitées par des nains minuscules.
C'est ainsi que tous les enfants vivent heureux et en parfaite harmonie.>>
Avec la participation des enfants et de leurs animateurs ainsi que l'intervention de Mourad et de Clélie que nous remercions.
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14.04.2009
asal david et vanessa
Projet photo réalisé avec les enfants
Petite visite des monuments historiques de lunéville:
Sur cette photo, on aperçoit le château de Luneville en rénovation. c'est le monument principal de Lunéville car la ville a était construite autour et a la même époque. Le château est surnommé le petit Versaille. Il a été reconstruit a plusieurs reprise pendant les années car il a subit les guerres depuis le XXeme siècle.
L'église saint Jacque construite en 1189, elle a été détruite et reconstruite en 1745 par le duc Stanislas, c'est une église avec des proportions importante et édifiée dans le style rococo. Emmanuel Héré le premier architecte de Stanislas réalise les deux tours de 50 mètres. A l'intérieure de celle ci un orgue invisible et magnifique dissimulé dérière les poteaux de soutien peint par des artistes avec des couleurs vives

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02.04.2009
Jeunes et Cité LAXOU
Les enfants ont décidé pour le projet, de travailler sur la disparition de trois bâtiments ( le Berry, L'Auvergne et le Limousin ) dans le quartier des Provinces. Ces immeubles qui ont été construits dans le début des années 60, ont été démolis en 1992.A la place de ces immeubles, un supermarché a été construit : l'Intermarché.
Nous avons imaginé avec les enfants que ces bâtiments continuent d'exister, la nuit par exemple, ou à certains moments particuliers. Les familles qui y habitaient revienent hanter les lieus en occupant le supermarché....Mais chuuuuuuuuut.... Notre histoire n'est pas terminée....
Voici donc, le travail de recherche qu'a déjà effectué les enfants :
Voici une vue aérienne des Provinces



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26.03.2009
Rendez-vous lundi
Bonjour à toutes et à tous!
Un petit clin d'oeil pour que vous n'oubliez pas le rendez-vous de lundi après-midi de 14 à 17h à Jeunesse et sports, rue Drouot.
Venez nous raconter comment se déroule le projet dans vos sites. Venez avec vos idées pour la suite et vos questions.
Le collectif lecture sera présent pour vous écouter et vous accompagner.
15:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.02.2009
Avis à toutes les structures blogeuses!
Super!
Le blog vit, se remplit. On peut apprécier les lectures, écritures, des uns et des autres. Mais on aimerait aussi avoir quelques infos préalables, un préambule, une explication du contexte, afin de bien comprendre la démarche, l'avancée du projet.
Rappel à tous!
Il s'est avéré qu'un premier regard, jeté sur son quartier par les enfants, était particulièrement sensible et significatif quand il se matérialisait par un REPORTAGE PHOTOGRAPHIQUE. Alors à vos appareils et peut-être qu'à la clef, une expo photo verra le jour.
Enfin, dernière petit remarque pour aujourd'hui!
Le blog peut contenir des sons, des images, dessins, photos, films, commentaires. N'hésitez pas, rendez-le INTERACTIF!
Pour le Collectif Lecture, Josée Rimbert
10:59 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.02.2009
Ecole Calmette et Guerin - Jarville
LE FOND DE LA JARRE (extrait)
C'est alors que Namouss découvre l'étendue du problème qu'il s'est créé. De toute la journée, sauf miracle, il n'aura rien à se mettre sous la dent et, comme il ne pourra pas rentrer à la maison avant le coucher du soleil, que faire de cette montagne d'heures devant lui ?
Sans but précis, il reprend ses déambulations. Au bout d'un moment, marchant dans les rues vides, il a l'impression d'être dans une autre ville. Sans la foule qui les encombre d'habitude, les souks sont devenus plus larges. On peut prendre son temps, regarder devant et autour de soi, lever les yeux vers le ciel, suivre dans son vol une cigogne et, là où des claies de roseau couvertes de vignes forment un toit tutélaire, admirer les grappes de raisin pendant comme des lustres, tendre l'oreille aux piaillements des oiseaux qui ont construit leur nid dans ce lit de fraîcheur.
Namouss avance, guidé par l'envie soudaine de revisiter certains lieux en mettant à profit cette exceptionnelle accalmie. Ses pas le portent vers le marché Joutiya, là où l'affluence atteint des pics en temps ordinaire. Ici, dès le matin, les gens s'agglutinent devant les étals de bouchers, de poissonniers, de marchands de légumes et, au milieu de la place, font cercle autour des vendeurs d'olives, d'escargots et de sel qui, faute de boutique, étalent leur marchandise dans de grands couffins évasés, posés à même le sol. Les gargotes servant de la harira ne désemplissent pas. Il arrive parfois à Namouss de se glisser à l'intérieur de celle de Ba Allal en faisant attention à ne pas être vu par quelqu'un susceptible de rapporter la chose à sa mère. Car Ghita estime que manger dehors, ce qu'elle appelle la « nourriture de la rue », est dégradant. C'est juste bon pour les mendiants, les sans-famille et les célibataires. Quand brave l'interdit, Namouss se brûle la langue en mangeant sa soupe tant il doit faire vite. Ensuite, il quitte la gargote comme un voleur.
Aujourd'hui, il n'y a ni soupe ni son odeur. Peste ! La place désertée sent plutôt le crottin et l'urine. Quelques ânes sont là, affalés, l'œil mi-clos, agitant nonchalamment la queue pour chasser les mouches insistantes. A leur mine, on croirait qu'ils jeûnent eux aussi. Il faudra attendre midi pour que le lieu retrouve un semblant d'animation. Mais ce n'est pas à cela que pense Namouss. Puisque c'est ramadan, l'événement se produira bien plus tard, quand la nuit sera avancée. La place de la Joutiya se transformera en cour des miracles. Il n'y aura plus ni achat ni vente. Des funambules, des conteurs se partageront l'espace et tiendront le haut du pavé jusqu'aux premières lueurs de l'aube. Ils rivaliseront de jongleries et d'éloquence. Autour d'eux, la foule sera dense, médusée, complice. Des voleurs à tire opéreront. Des chants à la gloire du Prophète s'élèveront au moment de la quête.
De tous ces spectacles, celui qui a la faveur de Namouss est donné par un personnage à la légende établie, un conteur nommé Harrba. Au physique, l'homme est sans relief : une petite tête vissée sur un tronc malingre, des yeux chassieux, une moitié de crâne dévorée par la teigne. N'empêche que ce gringalet est une véritable bête de scène, un menteur hors pair qui sait maintenir en haleine son public avec un répertoire des plus variés. Tantôt il improvise des sketches inspirés de la vie quotidienne où il tourne en bourrique ses coreligionnaires, tantôt il raconte dans des versions qui n'appartiennent qu'à lui des histoires connues de tous. Collée sur son épaule, une petite taârija lui permet d'accompagner son récit ou de l'interrompre par des performances rythmiques où il excelle.
Namouss sera là à l'écouter, seul ou en compagnie d'une bande de camarades. Il se laissera porter par sa voix qui sait parodier l'homme et la femme, le riche et le pauvre, le maître et le domestique, le citadin et le paysan, le sourd et le bègue, le cadi corrompu et l'imam tartufe, le mendiant feignant la cécité, le marchand trompant sur la marchandise, et maints autres simulateurs et filous. Puis Harrba changera de registre. Namouss voyagera alors dans les temps anciens, s'émerveillera aux miracles réalisés par les prophètes et les saints, souffrira à leurs souffrances, s'enthousiasmera aux exploits des héros guerroyant sans relâche contre les ennemis du bien et de la foi, s'ébahira à l'évocation des charmes des princesses : grain de beauté adroitement placé, chevelure qui arrive aux chevilles, bouche en forme de bague, grenades des seins, taille fine qu'une seule main peut enserrer.
Harrba sautera, virevoltera, se multipliera. Il imitera le vent, les vagues, le tonnerre, la pluie, le cri des animaux, le pet sonore des sans-gêne, celui silencieux des sournois, et sans crier gare s'arrêtera pour réclamer son dû :
« Vous voulez que je continue ?
– Oui ! Répondra le public unanime.
– Eh bien, dira-t-il, le cinéma c'est pas gratuit. Mettez la main à la poche, et que je les entende tinter, vos sous. »
Le spectacle durera jusqu'à l'approche du s'hour, le dernier repas avant la reprise du jeûne. Des rues avoisinantes parviendra le chant des « marteleurs », ces facteurs de l'aube qui font la tournée des maisons. Avec un marteau de cuivre, ils frapperont sèchement aux portes pour signaler aux gens qu'il faut se dépêcher de manger. Alors la foule se dispersera en un clin d'oeil. Les artistes ramasseront leurs accessoires et suivront le mouvement.
Namouss compte bien retrouver Harrba cette nuit. D'ici là, son sort reste incertain et, pour chasser cette idée désagréable, il n'a d'autre choix que de poursuivre son errance. Il pense à Driss, et cette pensée le guide tel un aimant vers le souk de la corporation des selliers.
Sekkatine ! Il a le sentiment qu'ici c'est un peu la maison de son père, alors que celle de la Source des Chevaux est incontestablement le fief de sa mère. L'idée d'être partagé entre deux maisons le trouble. Laquelle l'attire et le réconforte le plus ? D'un côté, l'enceinte de la famille, l'ordre rassurant qu'y fait régner Ghita, de l'autre, un territoire délimité lui aussi, mais grouillant de vie, relié aux activités de la ville, recevant les échos de l'extérieur : les campagnes, les autres villes, et le monde d'ailleurs. Et Driss, artisan respecté, au centre de tout cela.
Sekkatine est entièrement vide, les échoppes bouclées. Seul le gardien du souk est là, à demi couché sur un sac de jute, près de l'entrée. Il commence par lui jeter un regard soupçonneux avant de le reconnaître pour le fils du maâllem Driss et de s'enquérir de ce dernier :
« Yak labass ? Comment va Ba Driss ?
– Labass, labass », répond à contrecoeur Namouss, qui lui en veut d'être là comme pour l'espionner. Il aurait voulu être seul pour cette visite qui sort de l'ordinaire et dont il ne comprend pas lui-même le véritable objet.
Il tourne le dos au gardien et s'engage dans le souk. L'alignement des échoppes fermées le déstabilise. D'habitude, quand Sekkatine est ouvert, il est capable de reconnaître les yeux fermés chacune d'elles et de nommer celui qui l'occupe : son oncle Si Mohammed, le fabricant d'étriers Meslouhi, les artisans Berdaï, Chadane, Amine Rabiî, les commerçants Tahiri : Sid Louafi et Sidi Hafid, les Sebti : Mohammed Lehsiki et son fils haj Mohammed le Petit, dit le Clou, le chef de la corporation haj Abderrahmane Sekkat, etc. L'échoppe de son père est juste au milieu, face à celle du coiffeur-circonciseur Doukkali. Namouss peut dresser une galerie de portraits de toutes ces personnes. Il y a les gentils et les moins gentils, les grandes gueules et les timorés, les âpres au gain et ceux qui se contentent du minimum licite, les pince-sans-rire et les bonnes poires, les envieux et ceux qui ont la baraka, les pudiques et les sans-gêne, les rapides et les lents, les besogneux et les perfectionnistes. Alors, on ne risque pas de s'ennuyer quand Sekkatine bat son plein.
Très tôt le matin, on ouvre. La porte surélevée des échoppes est composée de deux battants. On rabat le premier après avoir actionné la serrure avec une grosse clé. Le battant supérieur est poussé et fixé comme un auvent à l'aide d'un gros bâton. Une corde accrochée au plafond, nouée à son extrémité, permet de se hisser à l'intérieur en un bond athlétique. Par rapport aux passants et aux clients, l'établi est presque à hauteur d'homme. Seul le coiffeur a succombé aux sirènes de la modernité. Sa boutique se ferme avec des battants qu'on glisse sur les côtés et, comble du luxe, on y accède par des marches.
C'est là que Namouss s'assoit pour reprendre son souffle et rêvasser de nouveau. Un sourire point sur son visage. Il se remémore ces matinées où le travail démarre lentement dans le souk, et notamment ces plaisanteries qui se répètent chaque fois qu'un des artisans arrive un peu tard, le teint rose, emmitouflé jusqu'aux oreilles dans une serviette de bain. Le sens de ce passage au hammam de si bon matin n'échappe pas à ses compères. Dès qu'il s'installe dans sa boutique et étend sa serviette sur le bâton qui sert à soulever l'auvent, les quolibets fusent :
« Aha ! On a eu recours aux grandes ablutions !
– L'eau était chaude, j'espère.
– Le masseur s'est bien occupé de toi, hein ?
– Grand bien te fasse, maâllem.
– La dame doit être fourbue ce matin. Je ne te dis pas comment le ménage sera fait.
– Et le repas de midi, il devra être conséquent. Ces choses-là ouvrent l'appétit.
– Que Dieu nous donne un peu de ton ardeur.
– Ménage quand même ta santé, maâllem.
– Gardes-en un chouïa pour la seconde épouse si la première jette l'éponge. »
Le bonhomme encaisse de bon coeur et semble prendre ces railleries pour un hommage à sa virilité. Il sait qu'il pourra dès le lendemain rendre la pareille à quelqu'un d'autre. C'est dire si le travail commence dans la bonne humeur.
Au début de sa fréquentation du souk, Namouss ne comprenait rien à ce langage codé. Il ne voyait pas pourquoi le fait d'aller au hammam devait mettre dans l'embarras l'homme soucieux de propreté. Il ne connaissait pas la différence entre les petites et les grandes ablutions, jusqu'au jour où le maître d'arabe, Si Daoudi, éclaira sa lanterne. La leçon portait sur la prière et les conditions de pureté requises pour qu'elle soit valable. Ainsi, les petites ablutions suffisent si le fidèle n'a fait qu'uriner ou lâcher un vent dans les heures qui précèdent la prière. C'est seulement en cas de « souillure aggravée » que les grandes ablutions s'imposent. Le musulman doit alors aller au hammam pour s'en débarrasser. Le maître s'était contenté de cette formule sibylline mais, sur l'insistance d'un élève effronté, il expliqua que cette souillure se produit quand l'homme s'unit avec la femme, et il finit par cracher le morceau en précisant :
« Il ne doit pas y avoir de honte en matière de religion. Apprenez, ô troupeau d'ignorants, qu'on désigne par cet acte le coït licite sans lequel vous ne seriez pas là. »
Depuis lors, Namouss, s'il ne saisit pas tous les sous-entendus grivois, sait au moins de quoi il s'agit et redoute par-dessus tout le jour où ce sera le tour de Driss d'être au centre de ces plaisanteries.
Il est rare d'ailleurs qu'il vienne au souk le matin. Cela n'arrive que si Ghita l'envoie en mission spéciale ou quand, après avoir opposé une longue résistance, il finit par accepter de se faire couper les cheveux et d'abandonner ainsi sa tête au coiffeur Doukkali. C'est qu'il a un contentieux avec ce dernier. La circoncision est encore fraîche. Mais il ne lui en veut pas tant de l'avoir opéré. Après tout, il avait envie d'être comme les enfants de son âge. Dans les mois précédant l'opération, les camarades qui étaient passés par là commençaient à le railler sur le bout de trop qui pendait à son zizi. Ce dont il tient rigueur à Doukkali, c'est de l'avoir pris en traître. Alors qu'il était décidé à affronter avec courage l'instant fatidique, le coiffeur utilisa un subterfuge.
« Regarde là-haut le petit oiseau vert qui fait frrr ! » lui lança-t-il.
Et c'est au moment où il leva la tête pour chercher le volatile à la couleur rare que le coup de ciseau fut porté.
Namouss lui en veut aussi pour des raisons plus prosaïques. Chaque fois qu'il lui coupe les cheveux, c'est un crève-coeur. Prétextant des touffes qui rebiquent, il n'arrête pas d'égaliser au point de lui dénuder complètement le crâne. Namouss n'ose pas faire la moindre remarque et, quand il sort de là, il a honte de se voir tondu comme un mouton. Autre raison de cette aversion, l'odeur nauséabonde que dégagent les mains de Doukkali qui, à l'évidence, ne se les lave pas au savon après sa toilette intime. Dur, dur. Il faut retenir sa respiration au risque d'une autre asphyxie. Quel soulagement quand le coiffeur lui met du talc sur la nuque et autour des oreilles, puis l'époussette avec un blaireau aux poils doux avant de déclarer, fier de son travail :
« Regarde-toi, tu es comme un nouveau marié ! »
Les mauvais souvenirs sont toutefois rares à Sekkatine. Fastes sont les après-midi, par exemple. Peu avant la cohue, Namouss aime se hisser à l'intérieur de l'échoppe, s'accouder à l'établi et rester là à regarder travailler son père. De ces moments, sa mémoire olfactive enregistre les odeurs du cuir de chevreau ou de vache, du fil de chanvre, de la cire, des laines naturelles ou teintes, du fer des mors et des étriers, du bois des arçons, de la colle à base de farine et, bien sûr, du tabac à priser que Driss consomme à profusion comme la plupart des gens de Sekkatine. Et l'odeur de son père, c'est un subtil mélange de ces fauves arômes. Ce qui le fascine le plus quand il est là, ce sont les mains de Driss, grandes pour sa taille, on dirait détachées de son corps tant elles sont agiles. Le pouce et le majeur, protégés par des dés en cuir, semblent démesurés par rapport aux autres doigts. La paume calleuse qui s'abat sur l'ouvrage pour renforcer les coutures a la force d'un marteau. Namouss admire ce déploiement d'énergie et d'ingéniosité. Il sait que ces mains-là ont la baraka, elles qui le nourrissent et le protègent.
D'autres fois, quand un client se présente, il prend un égal plaisir à suivre les péripéties de la tractation. Driss commence par exposer la variété des selles et l'usage approprié de chacune. Si c'est pour la fantasia, la selle d'apparat s'impose. Dans ce cas, il faut choisir entre la fassie, brodée or, ou la brodée avec du fil d'argent, originaire de Tlemcen. Si c'est pour tous les jours, une simple brodée avec du fil fait l'affaire. Vient ensuite le montage de la selle depuis le tarchih, composé de plusieurs tapis de laine cousus qu'on doit mettre en premier sur le dos du cheval, jusqu'à la têtière en passant par l'arçon, le trousse-queue, la sous-gorge et les sangles. Arrive enfin le plus délicat, quand il faut parler argent. Curieusement, le client se transforme alors en humble quémandeur. Il jure ses grands dieux que la récolte a été mauvaise cette année, qu'il va être bientôt sur la paille. Il supplie Driss de l'aider à traverser cette mauvaise passe et de prendre en pitié sa marmaille.
« Je t'embrasse les mains, maâllem, ne sois pas dur. »
Cette comédie ne trompe pas Driss, qui en a vu d'autres. Mais il semble avoir été ému et propose un marché sans appel.
« Tu sais ce que nous allons faire ? Laissons de côté les marchandages et entendons-nous sur la marge de bénéfice. Le prix de revient est tant. Alors, combien me donnes-tu pour ma peine ?
– Mille, maâllem.
– Maudis Satan, homme. Tu sais combien de travail cela représente ?
– Ouvre ta main, maâllem, voilà ce que je vais te donner : mille cinq cents, pas un centime de plus. Si j'en ajoute un, je jure, et trois fois plutôt qu'une, que ma femme me deviendra illicite.
– Laisse ta femme tranquille, homme. Allez, sors-les et prends ta selle. Ô dispensateur des biens et distributeur des parts, merci à Toi ! »
Sur ce, Driss tend sa paume et l'acheteur commence à y déplier les billets en comptant :
« Un, c'est Dieu. Deux, et Il n'a pas d'associé. Trois... »
Namouss écarquille les yeux à ce spectacle et jubile à chaque billet que la main de son père recueille. Vendredi prochain, se dit-il, je vais pouvoir demander une bonne tatriba (argent de poche).
Sekkatine s'anime de plus en plus. La vente aux enchères a commencé. D'abord celle des lbadi (petits tapis de laine) confectionnés chez elles par des maâlmate. Elles les confient aux aboyeurs Ammour ou Raïss, qui les passent autour du bras et vont de boutique en boutique pour récolter les enchères. Les artisans savent reconnaître le label de chaque ouvrière : Chérifa, Fdila, la Berbère ou les filles de Merqtani sont celles dont ils apprécient le plus...
...Namouss C'est pas demain que je vais commencer à jeûner. »
Et la discussion s'enchaîne ainsi :
« Moi, je n'ai ni frère ni soeur.
– Et tes parents ?
– Je n'en ai pas.
– Tu habites où ?
– A Fès Jdid.
– Chez qui ?
– Chez des gens. Je travaille, et je leur donne les sous.
– Ils t'ont trouvé ici, à Jnane Sbil ?
– Non, ils disent qu'ils m'ont ramené de la campagne, mais ils mentent.
– Qui t'a donné la gargoulette ?
– Je l'ai achetée avec mon argent.
– Tu vends l'eau partout ?
– Ici, quand ce n'est pas le ramadan, sinon je vais au mellah.
– Et pourquoi tu es là maintenant ?
– J'ai assez travaillé. Je suis venu me reposer, et ce qui me reste d'eau je le distribue fabor.
– Qui c'est qui va boire de ton eau ?
– Les enfants, et les femmes qui ont leurs règles.
– C'est quoi ça ?
– Tu ne sais pas ?
– Non.
– Elles perdent du sang.
– D'où ?
– De là où tu es sorti.
– Et pourquoi ?
– C'est comme ça. Et alors elles ont le droit de boire et de manger.
– Ah ! Voilà pourquoi ma grande soeur mange parfois.
– Tu n'es qu'un kanbou, toi, tu ne sais rien.
– Si, j'apprends beaucoup de choses à l'école.
– Moi, j'apprends plus dans la rue.
– Quoi, par exemple ?
– Des ruses. Et puis je sais me défendre.
– Moi aussi.
– Mon oeil ! Si je souffle sur toi, tu t'envoles.
– Ne me provoque pas. Je ne te frapperai pas, car tu es plus jeune que moi.
– Tâte un peu mes biceps.
– C'est vrai, ils sont durs comme du bronze.
– Toi, tu t'es enfui de la maison.
– Comment tu le sais ?
– Tu as fait une bêtise, et ça se lit sur ton visage.
– Je n'ai rien fait. »
La prière de laâsser vient d'être annoncée. Le moghreb n'est plus très loin. Namouss décide de partir. Il quitte à contrecœur son compagnon. L'hostilité du début de leur rencontre a disparu. Il est même triste à l'idée qu'il ne le reverra peut-être jamais. Il se retourne pour le regarder une dernière fois. Le vendeur d'eau est juché sur le banc, sa gargoulette posée près de lui. Ses petits pieds nus, poussiéreux, se balancent dans le vide. Derrière lui, l'encadrant, le prenant presque pour centre, la noria poursuit sa rotation. Sur cette image un peu inquiétante, Namouss se dirige vers la sortie.
09:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.02.2009
ACM -Malzéville
Intervention de Mourad
Construction d’une histoire avec la fin des prénoms de chaque enfant.
Mourad : Il était une fois des amis de Malzéville qui sont partis en voyage dans un pot de moutarde.
Célia : Ils sont tombés dans les toilettes, patatras !
Nélia : Quelqu’un a tiré la chasse d’eau et cria.
Widad : Ils se sont retrouvés dans un potager, le nez dans une salade.
Chloé : Ils ont rencontré une copine, Zoé.
Louna : Elle leur montra le potager, le jardinier est venu pour arroser ses salades et les noya.
Rémi : Ils sont rentrés sous terre et ont rencontré un ver de terre et des fourmis.
Carla : Ils apprirent que le roi des vers de terre va se marier avec la reine des fourmis, ils nous ont invité à leur fiesta.
Malika : Soudain, la fête fut interrompue par une pluie de grenouilles et tout le monde se réfugia à la Douéra.
Lindsay : Ils ont été recueillis par deux bébés, tout ce beau monde a été invité a jouer à la corde à sauter.
Dylan : Tout un coup la corde se transforma en âne,
Marine : L’âne nous emmena dans un box et l’âne se trouva nez-à-nez devant un seau de farine.
Florian : L’âne a soufflé et la farine s’est envolée, on s’y est accroché dans ce récit amusant.
08:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.02.2009
MJC Haut du Lièvre - Présentation
" Au-delà de proposer des activités pour petits et grands et de participer à la vie de son quartier, la MJC Haut du Lièvre est un lieu de développement de la personnalité, de la conscience citoyenne de tout un chacun et des jeunes en particulier, un lieu d'expérimentation et de développement de projets.
Notre MJC travaille avec un public qui a des exigences particulières qui enrichissent le débat et nourrissent nos projets. Cette importante maison de Nancy est appelée à se développer en même temps que le projet d'urbanisme qui transformera de façon définitive le quartier Haut du Lièvre."
14:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.02.2009
Villes de nos histoires, histoires de nos villes
Petits et grands arpenteurs avec des semelles de mots, des livres plein les poches, une plume pour dire les villes, ce qu'elles sont, ce qu'elles ont été, ce qu'elles pourraient être, le tout sur fond d'écran, tel est le rêve à réaliser dans le cadre de l'opération "Tous Pareils, Tous Différents", "Villes de nos Histoires, Histoires de nos Villes".
14:48 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.02.2009
ACM - Malzéville
SONDAGE « Souvenir d’un temps passé »
Ce sondage a été réalisé lors de notre passage au foyer des personnes âgées « la Maisonnée », pour un échange intergénérationnel sur la ville de Malzéville avec une vidéo sur "Malzéville au XXième siècle", vidéo qui retrace un siècle de photo sur la ville, suivi d'un sondage élaborer par les enfants.
Quel est votre meilleur souvenir à Malzéville ?
Depuis quand vivez-vous à Malzéville ?
Depuis quand la Maisonnée a-t-elle ouverte ses portes ?
Etait-ce le même mode de vie ?
Connaissez-vous les couleurs du logo de Malzéville ?
Que pensez-vous de notre sondage ?
18:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
ACM - Malzéville
Voici le début de notre histoire sur Malzéville
Il était une fois, deux enfants Théo et Océane qui se promenaient au plateau, mais ils se sont perdus, quand soudain ils rencontrent un renardeau.
Bonjour ! dit ce dernier, comment vous-vous appelez les enfants ?
Heu ! Ils se présentent en demandant où se trouve l’aérodrome. Une fois arrivés, chouette le voyage commence !!
Sauf qu’on a oublié de vérifier le moteur. Manque de chance le moteur lâche ! Vroum, Vroum. En planant direction Pixérécourt dans les champs de blés.
Quand tout à coup Mr Seguin fait son apparition en étant surpris de voir un aéroplane dans son champs. Comment êtes - vous arrivés ici et en plus avec un aéroplane ? Les enfants lui expliquent toute l’histoire.
Oh ! Bon, je vais mettre votre aéroplane dans mon hangar et je vais vous montrer un chemin pour retourner au centre de Malzéville. Alors aimablement Mr Seguin les guide jusqu’au bord de la Meurthe (Rivière). Les enfants se trouvant au bord de la rivière contemplent les cygnes et les canards. Comme ils sont beaux !!
…
17:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.02.2009
LES AMIS DES FRANCAS
Hier, le 11 février 2009, au couaraïl de la MJC Haut du Lièvre, Mourad Frik a animé un groupe d'enfants venant jouer dans "Villes de nos histoires, histoires de nos villes". Les amis des Francas étaient prêt à parler de leurs ville. La presence de Josée Rimbert (DRDJS), Véronique Berhault (Ecole Moselly) et Yvain von Stebut (SprayLab) a incrementé la partie.
Il était une fois, des amis des Francas qui sont tombés dans un rade
Ce qu'ils ont fait ? Je ne sais pas
Une petite fille a dit qu'elle s'appelait Hanna
Le suivant a dit qu'il s'appelle Foued, un grand fou,
Et il a dit qu'il ne sera pas d'une grande aide
Tout d'un coup, Abdel Karim a découvert un passage secret qu'amenait en Chine
Au bout du passage ils ont rencontré des personnages en or
Avec leurs amis en or ils sont allés au cinéma voir « les aventures des Francas »
En sortant du cinéma, ils sont partis faire du karaté avec Jack Lee, puis une séance de yoga
Ensuite, ils ont pris le bateau, départ pour l'Australie
Il y avait la guerre et ils cherchaient de l'aide
Après avoir gagné, ils sont partis faire une autre guerre dans une nouvelle île
Et Latifa cria
Pour que la guerre se termine, Kadidja a joué de kamandja
Ils sont rentrés dans un homonyme placé sur un dôme
Dans l'homonyme il fesait chaud et ils sont allés se rafraîchir dans un sous terrain
Comme il fesait noir, ils se sont bousculés et
Ils ont repris le tunnel pour se retrouver en Afrique du cœur
Ce que nous avons remarqué c'est que les Amis des Francas ont tous une mémoire de mammouth.
16:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.02.2009
ACM - Malzéville
QUE D’HISTOIRES A MALZEVILLE
Feu vert pour avoir la tête dans les « Nuages » ou presque ! Pourquoi ?
Eh, bien c’est parce qu’il y a une station d’aéroplane…
Bravo ! C’est le plateau de MALZEVILLE.
Drapeau bleu pour faire du canoë kayak mais prudence car il y a un grand barrage.
Près de la frontière de Malzéville et un peu plus loin juste après le pont bleu, il y a très longtemps les femmes lavaient leur linge au bord de la MEURTHE.
Orange c’est la couleur des maraîchers « terre fertile » eh oui, Malzéville est une ville agricole.
De plus, il y a un jardin pédagogique où les plantations et récoltes se font par les enfants, même les parents y mettent la main à la pâte.
Bien sûr, le tout est relié par de superbes sentiers en fait : un vrai labyrinthe quand on ne connaît pas. Donc des projets sont mis en place pour tout découvrir c’est le but !
Animer c’est de faire partager : connaissances et découvertes.
Oh, c’est sûr Malzéville est une chouette ville !!!
18:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ecole Primaire MOSELLY


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09.02.2009
AMITIES TSIGANES - présentation
" Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Chaque individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle il vit. Personne ne peut avoir toutes les libertés et tous les droits ". Extrait de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme du 10/12/1948
Notre association travaille pour la reconnaissance sociale, culturelle, economique et professionnelle des gens du voyage.
Des actions à votre service :
- Action Sociale
- Suivi et formation des Micro Entreprises
- Stationnement et Habitat
- Scolarisation
- Action culturelle
- Santé
- Centre de documentation
Contacte : LES TAMARIS / BP 2019 / 54100 NANCY
03 83 98 00 69
10:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.02.2009
Paroles et interrogations de Taecy, Ophélie, Alexia, Alexis sur leur quartier
Qu’est ce qu’un quartier pour toi ?
Alexia : c’est une ville superbe, ou on joue, ou on sa’muse, on va chez nous, chez nos copines, chez nos cousins. On peut s’amuser, se battre, aller dans la cour.
Teacy : un quartier c’est fait pour s’amuser, il y a pleins de maisons réunies, la famille est ensemble, on peut s’amuser, on peut y faire ce qu’on veut.
Ophélie : c’est une sorte de ville avec pleins de gens qui se réunissent pour parler, s’amuser. Un quartier ça sert à ce qu’un groupe de personnes s’entende. C’est la solidarité.
Alexis : un quartier c’est pleins de maisons avec des gens qui y habitent. On peut courir, on s’amuse.
Teacy et Alexia considèrent que les blocs HLM ne font pas partis du quartier. Or, Ophélie reconnait qu’un quartier n’est pas uniquement un groupe de personnes. Elle citera en exemple le quartier Nord de Lunéville.
Teacy s’adressant à Ophélie : « Vous c’est les blocs, nous c’est les Forchs ».
Ohélie : on les appelle Forchabroles à cause des poux. C’est écrit sur les murs. C’est la faute des autres, pas la notre. Mais le vrai nom du quartier c’est Georges de la Tour c’est pas Forchabroles.
Alexia : sur le mur de tata c’est écrit Forchabroles. A l’école on me surnomme la pouilleuse, car je me gratte toujours la tête mais c’est un tic. Les autres disent que je ne me lave pas. Même si on est des Coch, c’est pas bien d’insulter, tout le monde dit que je suis une pouilleuse.
Teacy : tout le monde nous insulte juste parce qu’on y habite. . C’est à cause des feux, tout le monde salit. Le quartier est crade. Si on avait pas écrit Forch, à cette heure ci, on ne nous insulterai pas.
Ophélie : si on avait pas détruit, ce serait des gens comme nous, normaux. => ils sont repoussés, on voit que ils sont pas normaux.
Ophélie s’est inspiré de la devise de la France pour la suite. « Les gens ont la liberté, ils peuvent courir, l’égalité car ils sont égaux, et la fraternité car si le quartier brule, tout le monde serait solidaire avec eux, car on montrerai ça aux informations et les gens auraient de la peine. »
Ophélie : ce que disent les gens de la ville c’est n’importe quoi.
Alexia : si quelque chose changerait je serait contente qu’on ne m’insulte plus.
Alexis s’adressant à Ophélie. – Toi Ophélie, tu t’amuses bien dans les blocs ?
Ophélie : on a pas la même liberté que dans le quartier. Nous on a pas de champs, on a que des jeux.
Teacy : vous il faut mettre votre bloc et vos jeux dans notre quartier. On s’amuserait tous.
Perception du quartier.
Moche, Sale. Les enfants pensent que la quartier est dans cet état uniquement à cause de certaines personnes.
Ophélie : on brule les poubelles.
Alexis : les chiens sont a moitié enterrés et en plus ça fait de la pollution.
Alexia : il y a souvent le feu dans les bennes, et on défonce les poubelles.
Teacy : une fois, des personnes ont crevé les quatre roues de toutes les voitures.
Qu’est ce que tu aimerais pour ton quartier ?
Alexis : moi j’aimerais qu’il n’y ait pas de pollution. Qu’il y ait des jeux et qu’on fasse attention aux chiens, qu’il y ait des lieux pour qu’ils puissent faire leurs besoins (canisette). J’aimerais un quartier propre, qu’il n’y ait pas de pannes de courant. Le quartier ce n’est pas un luxe parfait.
Teacy : j’aimerais que il y ait des barrières tout autour et qu’on ait les clefs et que ce soit bien propre. Et qu’on nous traite comme des gens normaux.
Alexia : j’aimerai des jeux et une cour avec des petits chiots.
Ophélie : pour moi, notre quartier c’est le meilleur de Lunéville, le meilleur du monde car dans les autres quartiers, les gens ne s’entendent pas, ne s’entraident pas.
Alexis : Ophélie habite presque le même quartier.
Ophélie : si le quartier Georges de la Tour n’avait pas de pollution, pas de feux, de poteaux electriques ni de boites aux lettres cassées, de murs arrachés, de mots méchants sur les murs et que les gens de la ville arretent de maltraiter et d’insulter. Le quartier serait beau propre, ordonné.. et les gens ne seraient plus bannis, expulsés et traités de tous. Nous sommes tous égaux, on a le droit de vivre, de s’exprimer et de vivre normalement.
Teacy : j’en ai marre de me sentir à l’écart, moi je l’aime mon quartier. On va avoir tout ce qu’on désire si les tutelles se décident à nous les réaliser. J’aimerais bien écrire tout ça a la tutelle pour qu’ils voient ce qu’on a dans le cœur.
Alexis : les gens disent de nous qu’on est pauvre alors que non. On se sent bien, moi je suis heureux d’y habiter. Chez nous, à l’intérieur, c’est propre, c’est dans le quartier qu’il y a plein de pollution. J’aimerais que mon quartier soit respecter comme les autres villes et que le gens nous traite gentiment et que nous on a pas le droit de les insulter parce que nous on est polis.
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03.02.2009
Suite à la journée de formation - Jacinthe, Rute et Rémi

C'est l'histoire d'un notable, personne vraiment riche et puissante, originaire de Bretagne, en témoigne la cornemuse, instrument de musique que cet homme maîtrise parfaitement. Cet homme puissant et riche répresente à lui tout seul un grand paradoxe, parce que aussi riche soit-il il n'en démeure pas moins que les gens avaient l'habitude de le voir vivre en toute simplicité.
Mathias Schiff aimait se promener dans les rues, avec sa cornemuse, et avait toujours sur lui sa couverture qui lui servait de cape ou de manteau par les jours de grand froid.
Un jour, Mathias Schiff s'est rendu à Nancy et pour une raison qu'on a ignoré longtemps, il a légué de son vivant la quasi totalité de sa fortune à la ville ; somme considérable, qui devait être destinée à des actions caritatives pour aider les orphelinats.
Les politiques de la ville, pour le remercier, ont donc donné son nom à une rue et au delà, l'ont même immortalisé par une magnifique statue qui se dresse au bout de sa rue.



Cet homme qui avait légué toute sa fortune, préfera se loger dans un immeuble à loyer moderé. Si vous voulez voir exactement où il habite, il vous suffira de lever les yeux sur la façade, pour apercevoir par temps sec, et au quinzième étage, sa petite couverture bleue pendue à la fenêtre.
Il lui arrivait parfois d'avoir un côté Louis XIV : entendez par là qu'il appréciait tout particulièrement la lumière, le soleil...
Il fit donc la demande à la ville d'abattre l'arbre, situé devant son immeuble, afin de - comme il le disait - lui dégager la vue.
Les répresentants de la ville ont accepté, illico, sa demande. C'est ainsi que les habitants du quartier furent surpris de voir et d'entendre un technicien des espaces verts exécuter l'ouvrage.
M. Schiff était l'homme le plus heureux du monde, car désormais il avait une vue exceptionnelle sur le pont levant.
Du haut de son quinzième étage il pouvait chaque jour, aux mêmes heures, voir l'entrée de la boutique "Hard Fleurs". Non pas qu'il fusse attiré spécialement par les fleurs artificielles presentées en vitrine de l'enseigne...Non, lui, la fleur qui l'intéressait, étrangement s'appelait Rose. Et chaque matin, très ponctuellement, à huit heures trente précises, il avait le coeur qui battait la chamade. Rose levait le rideau de fer de sa boutique. Il lui arrivait parfois d'espérer qu'un jour elle se retournerait et que son regard serait attiré par cette couverture et surtout par l'homme qui se cachait derrière.

16:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.01.2009
ASAL David et Vanessa
Suite des descriptions faites à partir de photos lors de la formation du 23 janvier 2009
Le personnage mystérieux (La gravure)
On observe un personnage mystérieux, il est construit grâce à
des traits, des courbes tracées par un pinceau, il est fabriqué par des traits plutôt épais. Ce personnage représente un homme, un homme âgé. On remarque sur le visage, un front dégarnit, des cheveux mi-long, des traits qui envahissent le front pour accentuer l'âge de cette homme. Un nez crochu assez important, des sourcils qui froncent le haut de ses yeux, des yeux presque fermé marqué de rides. Ensuite on remarque sur cette image que cet homme est difforme, il a l'épaule gauche d'une taille trés importante, son épaule fait la taille de ses deux jambes réunient. On remarque qu'il porte de vieux vêtements, une grande jupe qui arrive jusqu'au genoux. Son vêtement est attaché grâce a une ceinture qui parait fine sur cette gravure. On observe sur le personnage quatres boutons et deux boutons de manchettes. Il porte dans ses petites mains une cornemuse qu'il tient dans ses deux mains et dans sa bouche, on voit qu'il souffle pour jouer de son instrument. Il porte en dessous de sa jupe un pantalon assez ancien qui est horné de rayure. On dirait qu'il porte une chaussure au pied droit et une botte au pied gauche. On remarque que toute cette gravure est faite a partir de tracée toujours en courbe jamais de traits droit. On remarque qu'il est fabriqué par des courbes autant pour les contours du personnage que pour l'intérieur, les habits, la tête, tout. On voit qu'au sol, le tracé des ombres est aussi en rayure. Le personnage est réalisé sur un vieux papier ou peut être un mur.
15:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
ASAL David et Vanessa
Suite des descriptions faites à partir de photos lors de la formation du 23 janvier 2009
La rue
La vue sur cette photo est en profondeur. On a l'impression qu'en premier plan la rue est énormement espacée entre les maisons
et en second plan elles rétrécissent. Les maisons dans cette rue ont l'air sales, vieillient, anciène alors qu'on peut voir six voitures modernes les unes derrière les autres, des paraboles et des pauteaux éléctriques. On peut voir un gros sapin de la même hauteur que les maisons et assez large puisqu'il cache plusieurs maisons derrière lui. Toutes les maisons sont pareil, elles sont symétriques, ont les même fenêtres, les même contours de fenêtre avec des briques identiques mis à part les couleurs des maisons. Elles ont de long conduit de cheminé rouge en brique et deux sorties de cheminée où sort la fumée. En arrière plan il y a un grand bâtiment qui cache la colline et un bout de la forêt. On peut voir aussi que le ciel s'assombrit plus on avance dans l'image.
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